Margaux DANSE – Accompagnante périnatale

Tatie Danielle et Co

Tordre le cou aux clichés, trouver des arguments solides à rétorquer

article pouvoir apaisant bain bébé
La boussole, Tatie Danielle et Co, Un peu de sérieux !

Le pouvoir apaisant du bain pour les nouveaux-nés

Le pouvoir apaisant du bain pour les nouveaux-nés Un retour aux sources aquatiques Avez-vous déjà observé un bébé qui pleure se calmer instantanément dès qu’il touche l’eau ? Ce phénomène fascinant n’a rien de magique. Il s’explique par la relation profonde et ancestrale que les nouveaux-nés entretiennent avec l’élément aquatique. Découvrez pourquoi le bain bébé est bien plus qu’une simple question d’hygiène, et comment en faire un moment privilégié de connexion et d’apaisement. RDV direct au FAQ ! L’eau : source primordiale de la vie L’eau est au cœur de toute forme de vie sur Terre. Notre planète bleue doit son nom à cet élément qui couvre plus de soixante-dix pour cent de sa surface. Le corps humain lui-même est composé d’environ soixante pour cent d’eau à l’âge adulte, et cette proportion atteint près de soixante-quinze pour cent chez le nouveau-né. Cette présence massive de l’eau dans notre organisme n’est pas anodine : elle témoigne de notre lien originel avec cet élément fondamental. Depuis la nuit des temps, l’eau est associée aux cycles de vie, de mort et de renaissance dans toutes les cultures du monde. Elle purifie, elle guérit, elle apaise. Pour un nouveau-né, cette relation à l’eau dépasse largement le symbolique : elle est profondément ancrée dans son expérience vécue, inscrite dans sa mémoire corporelle dès les tout premiers instants de son existence. Comprendre ce lien primordial permet d’appréhender pourquoi le bain peut devenir bien plus qu’un simple geste d’hygiène, mais un véritable rituel de reconnexion avec les origines de la vie. La relation innée des nouveaux-nés avec l’eau Pendant neuf mois, votre bébé a vécu immergé dans le liquide amniotique. Ce milieu aquatique n’était pas seulement son environnement, c’était son monde entier. Il y était bercé par vos mouvements, protégé des chocs, maintenu à température constante, enveloppé dans une contenance rassurante. Comme l’explique si bien Michel Odent dans son ouvrage de référence « Naître et renaître dans l’eau », cette expérience intra- utérine crée un lien fondamental et durable avec l’élément aquatique. Après la naissance, les bébés conservent cette mémoire sensorielle profonde. Ils reconnaissent l’eau comme un élément familier qui leur rappelle les sensations déjà vécues dans le ventre maternel. C’est pourquoi le bain bébé peut avoir un effet apaisant si remarquable, surtout lorsqu’il est pratiqué avec attention et douceur. Les explications scientifiques : pourquoi l’eau apaise les bébés Le réflexe d’apnée ou « diving reflex » Dès la naissance, les bébés possèdent des réflexes aquatiques innés, hérités de leur vie intra-utérine. Le plus connu est le réflexe d’apnée, également appelé « diving reflex ». Lorsque le visage d’un nouveau-né entre en contact avec l’eau, il ferme automatiquement sa glotte pour bloquer sa respiration et éviter d’inhaler de l’eau. Ce réflexe archaïque, présent chez tous les mammifères terriens, disparaît progressivement entre six mois et un an s’il n’est pas entretenu. Ce mécanisme de protection inné témoigne de l’adaptation naturelle du nouveau-né au milieu aquatique. C’est un héritage fascinant de notre évolution qui explique pourquoi les bébés peuvent se sentir si à l’aise dans l’eau dès leurs premiers jours de vie. La continuité sensorielle transnatale Le bain bébé offre ce que les professionnels de la périnatalité appellent la « continuité sensorielle transnatale« . En d’autres termes, il permet au nouveau-né de retrouver des sensations familières qui l’aident à faire le pont entre sa vie intra-utérine et sa vie aérienne. Cette continuité est fondamentale pour son adaptation au monde extérieur. Dans l’eau chaude, bébé retrouve la sensation d’apesanteur qu’il connaissait dans le ventre maternel. Son corps, soutenu par l’eau, n’a plus à lutter contre la gravité. Les tensions musculaires se relâchent naturellement, le système nerveux s’apaise. C’est pourquoi tant de parents observent que leur bébé agité se calme miraculeusement dans le bain. L’effet sur le système nerveux L’eau chaude a un effet direct sur le système nerveux parasympathique, celui qui gère le repos et la digestion. Elle favorise la production d’endorphines, les hormones du bien-être, et diminue le niveau de cortisol, l’hormone du stress. Pour un nouveau-né dont le système nerveux est encore immature, cet effet apaisant est particulièrement bénéfique. La température de l’eau idéale pour le bain d’un nouveau-né se situe entre 37 et 37,8°C. Vérifiez que le bain n’est pas à plus de 37,5 °C, en utilisant un thermomètre. Cette température rappelle celle du corps et du liquide amniotique, contribuant au sentiment de sécurité et de confort. Conseils officiels pour un bain bébé apaisant et sécurisé Les conditions essentielles pour un bain réussi : Disponibilité : Parent et bébé doivent être disponibles mentalement et physiquement. Pas de bain si bébé a faim, est fatigué ou si vous êtes pressé Lange d’enveloppement : Préparez un lange doux pour envelopper bébé avant l’immersion (technique du bain enveloppé) Température de l’eau : Environ 37,5°C – Vérifiez avec un thermomètre ou votre coude. Comme le rappelle Ameli.fr, « vérifiez que le bain n’est pas à plus de 37 °C » Température ambiante : Minimum 22°C dans la salle de bain pour éviter que bébé ne prenne froid. L’Assurance Maladie recommande « 22 à 25 °C et d’éviter les courants d’air » Anticipation : Tout doit être à portée de main avant de commencer – serviette chaude, savon doux, vêtements propres, couche, produits de soin Organisation de l’espace : Rapprochez le plan à langer de la baignoire si nécessaire pour limiter le temps où bébé est nu et éviter qu’il se refroidisse Ambiance : Vous pouvez mettre une musique douce pour créer une atmosphère apaisante si vous le souhaitez. Les règles de sécurité essentielles La sécurité pendant le bain bébé est primordiale. L’Assurance Maladie est très claire sur ce point : « Un bébé peut se noyer en quelques minutes, sans un bruit, même dans 20 cm d’eau. » Les recommandations officielles sont formelles : Ne jamais laisser votre enfant seul dans son bain, y compris s’il tient assis ou s’il a déjà deux ou trois ans Tenez toujours votre enfant d’une main lorsque vous tendez le bras pour prendre quelque chose Si vous devez absolument quitter la salle de bain, enveloppez votre nourrisson dans

La boussole, Tatie Danielle et Co

Pourquoi mon bébé tète-t-il tout le temps ?

Pourquoi mon bébé tète-t-il tout le temps ? S’il y a une question qui revient le plus dans mes accompagnements c’est bien celle-ci : « Pourquoi mon bébé tète-t-il tout le temps ? » Il existe le nombreuses raisons qui peuvent expliquer son besoin de succion   Un bébé tête pour beaucoup de raisons. Le plus connu étant parce qu’il a faim. Mais savez-vous qu’il peut aussi téter pour beaucoup d’autres raisons ?  Même les mamans que j’accompagne ont tendance à l’oublier. Parce que le doute, une fois installé, se niche dans votre tête et peut refaire surface à la moindre occasion.    Levez la main celles qui ne se sont jamais vues dire par Tatie Danielle “Tu es sûre que tu as assez de lait ?”    Personne ? C’est bien ce que je pensais ! Et puis ça veut dire quoi téter tout le temps ? Pour certaines, 10min toutes les 2-3 heures ça parait une éternité. Pour d’autres, toutes les 30min, ça leur semble normal. La réponse n’est donc pas si simple. Elle dépend de multiples facteurs tels que : Son âge : un bébé de 3 jours tète MINIMUM 8 à 12 fois par 24h.  Sa capacité de succion Son état de santé : lorsqu’il sont malades ou ont mal, les bébés vont vouloir téter beaucoup plus car le lait maternel contient de la caséine. En se dégradant cela libère des casomorphines qui apaisent et soulagent les douleurs ! Pas étonnant qu’un bébé qui souffre va vouloir téter H24 ! Ce qui se passe dans sa vie actuellement. Lors de changements de routines ou d’évènements familiaux particuliers, les bébés vont avoir besoin du sein pour se rassurer. Ou encore ces fameuses “poussées de croissance” (maintenant appelées “poussées de développement” ou “jour de pointe”).  A l’inverse, on peux voir aussi des bébés de 6 à 12 mois “oublier” de téter la journée car ils sont trop absorbés par la découverte de leur environnement.  On peut aussi parler de la capacité de stockage de vos seins en fonction de ses besoins. Quand on y pense c’est logique. Imaginez qu’aujourd’hui il fasse très chaud. Vous avez très soif mais la gourde que vous avez prise avec vous en partant est toute petite, vous irez donc la remplir plus souvent. Le robinet fonctionne très bien, l’eau coule à flot. Mais dès que la gourde est vide vous devez y retourner !   (image ci contre, tirée de la brochure sans paroles de la LLL) Les signes que l’allaitement se passe bien Dernière chose, sachez que le lait maternel, étant spécialement fabriqué pour les petits humains, se digère rapidement. On parle d’une vingtaine de minutes seulement !  Quand tout va bien :  bébé est calme lors de la tétée la tétée n’est pas douloureuse il prend du poids il a des couches souillées (selles et urines) il vit sa vie de bébé heureux Votre bébé à son propre rythme et vous aussi. L’allaitement est une danse à deux. Parfois, elle nécessite juste un peu plus d’entrainements et de répétitions que les autres ! La prochaine fois que vous vous demanderez : pourquoi mon bébé tète-t-il tout le temps ? Vous saurez que la réponse n’est pas si simple que ça mais surtout vous pourrez reconnaitre les signes de ce qui est normal et de ce qui ne l’est pas ! Pour finir je vais vous raconter une histoire d’allaitement Il y a quelque temps, je suis retombée sur ce document en faisant du tri dans mes papiers. Ce document a été réalisé dans une maternité de niveau III dans les deux jours qui ont suivi la naissance de mon premier enfant.  Comme vous pouvez le voir, c’est le bazar ! Cette photo, je l’ai prise en souvenir de ce que j’ai vécu pendant cette période. En souvenir du stress que je ressentais autant que de celui que l’on mettait sur mes épaules.  Je regarde encore les heures, les minutes, le temps qui passe, indicible. Je me rappelle de devoir les noter scrupuleusement. Pour qu’à l’arrivée de la prochaine soignante dans ma chambre je puisse expliquer ce que je faisais. Je voulais montrer qu’il tétait beaucoup, qu’il allait reprendre du poids.  Malheureusement ça n’est pas ce qui se passait (mais c’est une autre histoire). En attendant, je serrais les dents car la douleur pouvait me faire sauter au plafond. Mais je voulais montrer patte blanche, me battre pour mon allaitement, me battre pour mon fils. Quelle perte de temps… Quelle perte d’énergie… Pour lui, pour eux et pour moi ! Le temps passé au sein n’est pas corrélé à la quantité de lait qu’il reçoit. L’allaitement ne doit pas faire mal. Maintenant vous le savez aussi.  Ne vous laissez pas décourager. Et n’hésitez pas à vous faire accompagner.  On a toutes besoin de soutien à un moment ou un autre. Je me fais aider pour mon allaitement Faites vos choix, assumez les et soyez heureux.Au fond, c’est ça qui compte ! Blog « Premiers Pas » Retour en haut

image article peau à peau
La boussole, Tatie Danielle et Co

Le peau à peau

Le peau à peau En quoi consiste le peau à peau ? Le peau à peau a longtemps été délaissée en France mais notre époque voit revenir depuis plusieurs années cette pratique ancestrale. Aujourd’hui, elle devient de plus en plus conseillée dès les premières minutes après l’accouchement et aussi longtemps que possible. Elle est même pratiquée au bloc opératoire après une césarienne (même si les maternités qui le font sont encore peu nombreuses et les conditions environnementales et temporelles généralement défavorables). On voit de plus en plus d’unités kangourou se développer dans les services de néo-natalité. Ces unités favorisent sa mise en place dès que possible. Les bénéfices pour ces bébés, en pleine bataille pour leur vie, ont été prouvés de nombreuses fois.  Le nouveau né, qu’il soit à terme ou prématuré, a besoin de contact pour vivre autant qu’il a besoin de lait. Comment le pratiquer ? Comme son nom l’indique, le principe du peau à peau c’est d’être…..  en peau à peau avec son bébé ! Votre bébé, collé contre vous, sans aucun tissus entre vous mais avec a minima un drap au dessus (voir une couverture épaisse selon votre localisation, la température de la pièce, la saison etc…). Vous pouvez consulter cette plaquette du Réseau de Santé Périnatal de Savoie qui explique très bien les recommandations de cette pratique fabuleuse. Il est possible de le pratiquer aussi en portage dès la naissance (avec un moyen de portage adapté). L’avantage est que vous aurez les mains libres et vous pourrez déambuler tranquillement dans votre chambre d’hôpital ou votre maison. C’est miraculeux car ses petits êtres ont l’habitude d’être en mouvements, portés dans votre ventre. Et se retrouver tout d’un coup stable et inerte dans une couveuse d’hôpital peut être très déstabilisant. Disons le : cela leur permet de trouver une continuité sensorielle transnatale.  Grâce à elle, on obtient des cercles vertueux qui se créent chez le parent (ou le coparent) ainsi que chez le bébé. Quels sont ses bienfaits ? Les bienfaits pour bébé :  Maintient la température corporelle Assure la continuité sensorielle transnatale (dont je parle en long, en large et en travers lors de mon atelier “bain enveloppé) Régule les fonctions physiologiques essentielles : régule le rythme cardiaque, stabilise la glycémie et apaise les douleurs Facilite la création du lien mère enfant Facilite la mise en place de l’allaitement Améliore le bien être de l’enfant Les bienfaits pour le parent (ou le coparent) Maintient la température corporelle (besoin de chaleur +++ en postpartum) Augmente la sensation de détente (ocytocine et prolactine ++++) Favorise la création du lien d’attachement Facilite l’interaction parent/bébé Stimule la production de lait et facilite la mise en place de l’allaitement (observation des premiers signes qu’il est prêt à téter) Apaise les douleurs (en élevant le seuil de tolérance) La prochaine fois que Tatie Danièle and Co vous diront : « Arrête de le porter, il va s’habituer » vous pourrez lui répondre : « Il est déjà habitué ! » En conclusion, je ne peux que vous conseiller de le faire autant que vous le pouvez et aussi longtemps que vous le souhaitez ! Cela vous apporte des bénéfices à tout les niveaux et zéro désavantage. Pour aller plus loin :  Le site canadien : https://cps.ca/fr/documents/position/les-soins-peau-a-peau Le site du CAIRN : https://shs.cairn.info/revue-spirale-2008-2-page-59?lang=fr Le site de l’OMS : https://www.who.int/fr/news/item/15-11-2022-who-advises-immediate-skin-to-skin-care-for-survival-of-small-and-preterm-babies Le site du Réseau de Santé Périnatal de Savoie : https://www.rp2s.fr/wp-content/uploads/20220209-Plaquette-peau-a%CC%80-peau-maternite%CC%81.pdf FAQ : Tout ce que vous voulez savoir sur le peau à peau Combien de temps doit durer le peau à peau après la naissance ? Idéalement, le peau à peau devrait durer au minimum 1 à 2 heures juste après la naissance, sans interruption. Mais plus c’est long, mieux c’est ! L’OMS recommande de le pratiquer aussi longtemps que possible dès les premières minutes de vie. Certaines mamans le font pendant plusieurs heures d’affilée les premiers jours. Peut-on faire du peau à peau après une césarienne ? Oui, absolument ! De plus en plus de maternités pratiquent le peau à peau au bloc opératoire directement après une césarienne. Même si les conditions ne sont pas toujours optimales (durée courte, environnement médical), c’est possible et bénéfique. Si ce n’est pas fait immédiatement, vous pourrez le pratiquer dès votre arrivée en salle de réveil ou dans votre chambre. En attendant votre retour, votre partenaire peut tout à fait le faire dès que possible ! Le papa/co-parent peut-il aussi faire du peau à peau ? Bien sûr ! Le peau à peau n’est pas réservé à la maman. Le papa ou co-parent peut et devrait pratiquer le peau à peau dès les premiers jours. C’est un moment privilégié pour créer le lien d’attachement, réguler la température de bébé et participer activement à son bien-être. En plus, ça permet à maman de se reposer un peu ! Jusqu’à quel âge peut-on pratiquer le peau à peau ? Il n’y a pas d’âge limite ! Le peau à peau reste bénéfique bien au-delà de la période néonatale. Vous pouvez le pratiquer aussi longtemps que vous et votre bébé en avez envie : quelques semaines, quelques mois, voire plusieurs années. Écoutez vos besoins et ceux de votre enfant. Mon bébé va-t-il devenir « capricieux » si je le porte trop en peau à peau ? Non, c’est un mythe tenace ! Un bébé ne peut pas être « trop porté » ou « trop câliné ». Au contraire, le contact peau à peau répond à un besoin vital du nouveau-né. Comme je le dis souvent : « Il est déjà habitué ! » Il a passé 9 mois collé contre vous, c’est son environnement naturel. Vous ne créez pas une mauvaise habitude, vous assurez une continuité sensorielle rassurante. Comment habiller bébé pour le peau à peau ? L’idéal : juste une couche ! Bébé est posé directement contre votre peau nue (torse nu pour vous), puis vous le couvrez d’un drap ou d’une couverture selon la température de la pièce. Pas de body, pas de pyjama entre vous deux. C’est justement ce contact direct peau contre peau qui apporte

Retour en haut